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Solann : “Dior par Galliano, c’est de l’art de très très haut niveau” 

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  • il y a 5 jours
  • 3 min de lecture


Texte / Matthieu Chauveau * Photo / © Anne-Marie Goudjil Publié dans le magazine Kostar n°95 - avril-juin 2025


Vous êtes stylée, depuis quand faites-vous attention à votre look ?   

Ma mère est costumière et styliste de formation, donc elle m’a toujours conseillé de soigner mon apparence. J’ai plus ou moins trouvé mon look il y a 3-4 ans seulement. Avant, c’était une recherche constante. 


Pensez-vous avoir le costume de l’emploi ? 

Dans la vie de tous les jours, j’ai tendance à mettre des fringues très amples pour m’effacer au maximum, alors je dirais non.


Comment avez-vous choisi vos looks pour la cérémonie des Victoires de la Musique, où vous avez été sacrée révélation féminine de l'année ?   

Avec le styliste Charles de Vilmorin, qui est un ami et que je connais depuis longtemps. C’était évident d’aller vers lui pour les tenues : la blanche de la performance et la rouge parce qu’il partage avec moi un amour du dramatique. Pour l’hommage à Eddy Mitchell, c’est une tenue Valentino, dont je suis littéralement tombée amoureuse.


Pourquoi cette robe rouge ?   

J’ai été conseillée par mes deux stylistes Ana et Milane de Cazanove. Elles ont suivi mes envies et m’ont beaucoup écoutée. Cette robe rouge, c’est lié à mon tout premier projet qui avait cette couleur comme thème. C’est aussi une teinte que je garde proche de mon cœur, une promesse que j’avais faite à quelqu’un…


Quel rapport entretenez-vous avec la mode ? 

Elle me fascine. Certaines collections, que ma mère m’avait montrées à l’époque, sont restées gravées dans ma tête. Par exemple, celle de Dior par Galliano en 1998. Une des plus belles choses que j’ai jamais vues, de l’art de très très haut niveau !


Pensez-vous être à la mode ?   

Pas forcément. En tout cas, je ne cherche pas à l’être. Je cherche d’abord à être confortable et à me sentir belle. 


“J’habite dans le Sud et je me rends compte que la mode n’est pas la même qu’à Paris.”

Être à la mode, c’est quoi pour vous ? 

C’est un peu suivre les tendances, qu’elles soient liées à une époque ou à une ville. J’habite dans le Sud par exemple et je me rends compte que la mode n’est pas la même qu’à Paris. 


Avez-vous déjà retourné votre veste ? 

Il y a que les cons qui ne changent pas d’avis, donc oui, forcément. Mais pas de façon lâche ou opportuniste. J’ai d’abord fait du mannequinat, puis la chanson est arrivée petit à petit, avec beaucoup de chance. C’était un peu un hasard, parce qu’un producteur m’a trouvée sur les réseaux. C’était pas du tout calculé !


Qu’y a-t-il dans votre valise quand vous partez en tournée ?   

La tournée, ça peut être inconfortable. On est dans un van, à courir avec des sacs sur le dos. Je porte souvent de gros pulls, des pantalons confortables, des chaussures plates. Parfois, j’ai le tee-shirt d’une personne que j’aime. C’est pas mal à porter en tant que pyjama. J’aimerais dire que je suis stylée en tournée mais pas du tout… Il n’y a qu’en concert, quand je mets ma tenue de scène, que je me trouve plutôt belle.


À qui voudriez-vous tailler un costard ? 

À beaucoup d’hommes politiques mais j’ai trop de noms en tête…


Quel est le comble du chic ? 

Ma grand-mère. C’est la personne la plus chic qui soit. Elle aime se sentir jolie et elle a toujours des habits qui sont très beaux, bien faits. Elle est toujours très soignée. 


Le comble du mauvais goût ?   

Il y a des habits, je me dis : c’est pas possible. Les UGG par exemple – ces grosses chaussures qui ressemblent un peu à des chaussons – j’ai eu beaucoup de mal. Puis j’ai vu des personnes excessivement stylées qui les portaient très bien, parce qu’elles assumaient. Le comble du mauvais goût, c’est surtout de porter quelque chose qu’on n’aime pas juste pour faire comme tout le monde. 


Votre premier tee-shirt de groupe ?   

Un tee-shirt d’Iron Maiden, offert par mon père quand j’avais 8-9 ans. 


Festival Mythos (Cabaret Botanique), Rennes, 5 avril. Les 3 Elephants, Laval, 17 mai. Art Rock, Saint-Brieuc, 6 juin. Francofolies de la Rochelle, 11 Juillet. Cité des Congrès, Nantes, 11 février 2026.








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